C'est la langue des Nains de la terre du Milieu.


Selon les légendes, Aülé, celui des Valar qui donna son essence pour créer le peuple des Nains fit de cette langue un présent sacré aux Sept Pères des Nains et leur apprit avant d'avoir à les plonger dans un profond et long sommeil (voir l'Eveil des Sept Pères des nains) par la volonté d'Eru le tout puissant.

Rapprochée aux autres langues des Terres du Milieu Elfes et même Humaines la consonance de la langue naine est comme l'entrechoquement de pierres comparée au bruit que fait la neige en fondant lorsqu'on la foule des pieds. En fait si l'on devait écouter toutes les langues du monde crée par J.R.R. Tolkien la seule qui peut posséder quelques points communs avec le Khuzdûl quand à sa tonalité pourrait être le langage bruyant des Easterlings.

Après l'Eveil des Nains ce langage comme les autres d'ailleurs subit quelques changements au cours des Ages du fait des différences géographiques et d'opinions entre les différentes maisons naines, mais ce changement était si lent que même au troisième Age la conversation entre deux nains d'origines complètement différentes demeurait aisée. (p323note26).

Les Nains sont de plusieurs points de vue un cas à part … Ils ont un ancien langage propre à eux- même qu'il prisent énormément. Ils le gardent jalousement et exclusivement pour leurs conversations personnelles et ne l'utilisent qu'en cas où aucun étranger ne se trouverait à proximité d'eux (p35 &15).

Et même lorsqu'il a cessé d'être leur langue natale, comme c'est le cas pour les Longues- Barbes, la lignée de Durin, il est devenu la langue des livres et reste conservé et enseigné aux enfants dès leur plus jeune age (p297).

Les nains, très peu disposés à l'enseignement de leurs secrets, n'apprennent donc pas leurs langue à ceux des autres races, et à l'usage parler le Khuzdûl est chose ardue, sa sonorité quasiment impossible à imiter, et les expressions sont très intriqués entre elles, ce qui fait que du peu de personnes qui se sont vu l'honneur de se le faire apprendre très peu en fait l'ont maîtrisé très correctement.
Les nains au contraire absorbent plus aisément les langages étrangers et peuvent donc converser plus facilement avec les gens avec qui ils traitent. Tout le monde s'accorde en effet pour dire qu'en voyage, qu'au négoce ou au travail, ils usent très ouvertement du langage des hommes voir des Elfes qu'ils côtoient, bien que ces langues soient marquées d'une accentuation ou sonorité bien typique de la voix rauque et gutturale des nains. En fait ils vont jusqu'à prendre des noms d'emprunt souvent dans la langue des hommes du nord, comme celle des gens de Dale- Erebor. (p21,22)

Le Khuzdûl est aussi on l'a dit un langage écrit, les nains n'écrivent que peu de livres, ils leur préfèrent les Chroniques transcrivant leurs faits sous forme de brèves histoires. Ils gardent tout de même dans ces archives en grande partie leur savoir, l'histoire de leur peuple, leurs connaissances et leurs secrets d'artisanat. Ils les gardent secrètement car en général ils y racontent ce que seul eux doivent savoir.


Beaucoup pensent que les Cirth (runes) furent inventées par les nains et que Daeron de Doriath (contemporain de Beren et Luthien) les a ensuite adaptées et développées. En fait les Cirth furent pour la première fois écrites par les Sindar de Beleriand dont Daeron dans ce milieu demeurait un de ses plus illustres représentants qui fut d'ailleurs à l'origine de l'ordre et de la richesse qui compose cette écriture.
Ces runes furent, par la suite, reprisent et adaptées par les nains d'Hadhodrond (ancienne appellation elfique de la Moria) pour devenir les fameux Angerthas qui peuvent s'y lire encore actuellement sur ses murs et colonnes.

S'il on veut parler d'invention naine dans l'écriture on leur accorde le crédit quand aux Runes Lunaires ciselées aux stylets d'argent et qui pour exemple compose la Porte Ouest si connue de la Moria. On en parle aussi dans le Hobbit quand Elrond aide la compagnie de Thorin Ecu-de-Chêne à déchiffrer la carte de Thror.

 

Cependant il faut mettre quelques bémols en ce qui concerne ce qui est dit et lu concernant la Moria dans le passage qui raconte la traversée de la Compagnie de l'Anneau. Quelques particularismes s'y retrouvent …

 


(la salle des archives)



Ecrit en Angerthas, mais transcrivant des faits en langage commun, les appellations y sont irrégulières et mixées parfois juste transcrites phonétiquement du fait de la hâte qui les caractérise et de la connaissance imparfaite de ce langage commun par les Nains qui écrivirent alors. En fait on peut annoter à cela que tout allant mal en Moria et que tout espoir même d'en rechaper s'évanouissait, que les habitants de Moria parlèrent de telle façon qu'au moins tout ami pourrait en saisir le sens. On ajoute encore le fait que ce Livre ne fut pas composé de la main d'un seul écrivain mais par la succession de plusieurs plus ou moins doués en ce sens et on comprend alors aisément l'idée de difficulté que croise Gandalf quand il le parcoure lui aussi en toute hâte, liée on le comprend aux dangers qui l'entourent alors.

Tous ces éléments expliquent aussi les différences que l'on peut y retrouver en rapport avec les tables connues des runes (Angerthas) écrites et publiés dans l'œuvre de J.R.R. Tolkien. Et surtout le fait que l'adaptation avec la langue commune (l'anglais contemporain) a nécessité la création et/ou la modification de certaines runes.


The = est représenté par un trait court et vertical situé en hauteur par rapport au texte.

K et C = communs et traduits en K.

S et Z = parfois communs et parfois distinct lorsqu'il s'agit des appellations des lieux ou choses en véritable khuzdûl (comme Zirak- Zigil)

Le changement majeur concerne les sonorités liées aux doubles voyelles anglaises telles que ou (dans we can't get out ou dans found sous une autre forme) ea (dans seat, near ou great) ou même oa (dans oath) qui a nécessité la création unique de nouveaux symboles.

On peut enfin parler du cas des majuscules qui reprennent la lettre mais double le trait vertical et y ajoute une sorte de virgule en bas à gauche.

 



Ecrite elle aussi en Angerthas et dans le mêmes façons que le livre de Mazarbûl. Excepté que les runes y sont ciselés avec un soin tout particulier pour en imposer l'aspect solennel.
Mais y demeure l'absurdité la plus énorme, on y lit en effet les noms Balin et Fundin (à l'origine Burin fut le deuxième nom) qui sont, comme je l'ai précisé plus avant, leurs noms d'emprunts (aux accents des hommes du nord) uniquement utilisés dans un contexte de négoce ou d'amitié mais qui ne saurait figurer dans une telle inscription contemporaine et si on l'a dit solennelle.

 


Cette Etude est largement basée sur des traductions et ecrits divers et variés de JRR Tolkien (HoME 7 et 12 ...) Elle compile de nombreuses sources mais est entièrement réalisée y compris pour les deux tableaux d'Angerthas de Moria par notre site et ce contrairement au chapitre "Grammaire et Vocabulaire" qui fut juste repris sur un autre site.

 

Notes: Nous (Anglin, Diggin et Foradan principalement...) sommes en pleine étude sur différentes matrices de recherche actuellement grace au travail disponible depuis l'adaptation de Peter Jackson au cinéma, si vous voulez y participer rendez vous sur le forum du site rubrique Khuzdul.


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