Fort peu de récits narrent les aventures de ceux du Peuple Nain, pourtant certains méritent que l'on s'y intéresse. Profitant de ce savoir qui me fut transmis par les miens, je me propose de vous en conter certaines encore gardées par nos anciens, gardiens de l'héritage et du savoir secret des Sept Pères des Nains.
J'ai souvent, dans mes errances, constaté mépris, lieux communs, voir même hostilité à l'égard de mon Peuple ; il est en effet fréquent qu'une préférence soit donnée aux Enfants d'Ilúvatar. Je ne veux en aucun cas nuire ou ternir les si grands faits qu'ils ont accomplis au cours des âges, mais plus simplement lever ce voile d'ignorance ou secret qui caractérise les miens. Je crois sincèrement que fort nombreux sont les malentendus et méprises concernant notre histoire et nos relations avec les autres peuples des Terres du Milieu, et que moult d'entre eux peuvent tout au moins être mieux cernés voir même compris pour peu que l'on éclaire un peu ces mystères par une version donnée par nous même.
Nous le savons tous, le berceau de l'hostilité du mépris ou de la haine entre deux peuples est souvent tout simplement l'incompréhension de l'autre qui tend rapidement à la méfiance.
Je me nomme Anglin Turcam Je suis né en Erebor quelques années avant la Guerre de l'Anneau. J'ai beaucoup voyagé dans les Terres du Milieu, le plus souvent en solitaire. Des montagnes bleues de l'Ouest chères à mon peuple à Erebor par l'Est et, plus au Sud, Aglarond, les Cavernes Étincelantes je cheminais sur de nombreuses routes dont la plupart d'ailleurs furent tracées et construites par mes ancêtres.
La Comtée est un de mes lieux de passages préféré, ou j'aime à m'arrêter pour discuter et mettre par écrit tout ce que j'ai pu voir ou entendre. Qu'il y fait bon en effet de fumer leur fameuse Herbe Tobold tout en devisant sur les vérités de notre monde.


PAT TROUVESENTIER

 

Pour commencer, il faut vous préciser encore qu'en la Comtée je fit l'acquisition d'une taverne, placée sur le chemin qui mène de Stock à la Grande Route de L'Est à un Mile environ au sud du Pont de Brandevin, qui fut baptisée l" Auberge du Nain Errant " et par certains, l" Auberge du Nain Poète ", que celle-ci fut tenue par d'autres, nains, Hobbits ou humains de mes amis quand je me trouvais sur d'autres routes et que nombre des récits qui vont suivre se sont racontés ou reconstruits en celle-ci, et que non moins nombreux furent les convives qui participèrent au déroulement correct de cette œuvre.
Mon premier ami de fortune avec qui j'eu l'idée de ce projet fut, sans doute aucun, un Hobbit. Celui-ci habitait un petit trou, ou Smial, tout semblable à ceux que l'on trouve du côté de Cul-de-Sac, placé au Sud-Ouest de Stock, et était apparenté aux Maggot et à leurs si fameux Champignons. Il se nommait Pat Trouvesentier et pourtant les sentiers n'étaient pas les seuls choses qu'il savait dénicher quand il s'agissait de recherche sur les Terres du Milieu et de son Histoire. Son trou, quand on avait l'honneur d'y être invité sentait agréablement les vieux parchemins et l'odeur du bon thé, il faut savoir qu'en ce qui concernait la lecture il n'aurait pas fallu moins de sept nains et moins de sept années pour tout décortiquer, mais heureusement Maître Pat, lui, avait établi une procédure si simple pour lui et si compliquée pour tout autre qu'au moindre mot il disparaissait et trouvait pas moins de douze volumes sur l'objet convoité avant même que vous n'ayez fumé sept bouffées de son herbe personnelle aussi parfumée que celle de Tobold Sonnecor. Quand à ce petit Perian, tout plein de ressources, il mesurait un peu plus de quatre pied (sept pouces de moins que moi), et la première chose qu'on discernait chez lui était ses yeux perçants et par delà une personnalité toute pleine de sagesse et de savoir. Il avait 49 ans et moi 77 lors de notre première rencontre sur la route de Stock, assez jeune encore pour nos deux peuples (nous étions à la dix-neuvième année du règne d'Elessar au quatrième Age), et notre amitié perdura depuis sans jamais s'altérer. Ce fut lui qui m'aborda, les nains en cette époque passaient moins souvent en la Comtée et bien moins souvent encore dans cette partie là, mais moi je cherchais (comme beaucoup d'autres choses) à remplir ma bourse d'herbe à pipe et on m'eu dit que je la trouverais par ici et d'une certaine qualité. Et il dit :

- Maître Nain ne vous êtes-vous pas trompé de chemin, ils sont bien rares ceux qui passent en cette région.

En fait aujourd'hui lorsque j'y repense, je lui aurais répondu que mon chemin n'eu pas d'autres meilleure issue que celle de cette rencontre, mais en cette époque je lui répondit :

- Et bien rares les braves gens qui leur adresse la parole en effet. En fait, voyez vous, je suis ici attiré par le désir d'y commercer quelque chose qui semble s'y trouver et d'une rare qualité.

Il parla encore et ces paroles furent :

- " Quelque chose " et " semble " sont bien deux mots des paroles pleines de secret qui caractérisent tant les Nains, ne pouvez donc vous pas préciser un peu ?

Encore une fois ces mots résonnent d'une tout autre manière à présent que ce projet commun aboutit enfin. Mais courroucé légèrement par l'audace du Perian je lui dit :

- Mille lutins voici- là un Hobbit et des plus agaçants, présentez vous un peu Monsieur, peut-être pourrez vous bien m'aider en effet et m'expliquer ce qui vous permets de juger celui qu'à peine vous venez de rencontrer au nom de son origine tout Naine qu'elle fut.

S'en suivit des excuses bien mérités et une invitation en sa demeure pour se faire pardonner, en fait je compris bien vite que je m'étais emporté et que le jeune Hobbit n'avais d'autre pensée que cette invitation et les discussion à venir. Ce quiproquo je ne sais toujours pas s'il l'eu compris en tout cas nous n'en avons toujours pas reparlé, j'aurais pu moi aussi m'excuser et lui tout de suite m'inviter mais les choses en furent ainsi et chacun sait ce qu'il doit en savoir.

Nos premières discussions furent déjà toutes pleines de promesses, et le ton employé si bien partagé que nous devinrent vite des grands compagnons, mes haltes se faisaient plus longues en la Comtée et bizarrement j'y avais trouvé un accueillant foyer. Quand au jeune Trouvesentier il vint bien vite à m'accompagner un peu plus loin qu'à l'accoutumée et les ballades que nous fîmes ensemble demeurent d'excellents souvenirs au sein de toutes celles que je fis dans mon existence. Et un jour il me dit :

- Pourquoi ne donnez vous pas plus de vous, vous autres les Nains, le mépris que vous observez souvent est souvent résultant de ce que vous cachez.

Et je lui répondit alors :

- Voulez vous en savoir plus, la question n'est pas souvent posée.

Dès lors, et parce que le Perian me semblait tout près à écouter, nos discussions se firent plus thématiques et la première d'entre elle fut, à mon souvenir, celle que j'ai dés lors appelé L' Éveil des Sept Pères des Nains.


A travers celles-ci, sous forme de roman, un essai donné sous la forme des Contes Perdus , où Anglin vous narre l’histoire de son peuple , ainsi que des anecdotes sur de grands héros tels qu’Azaghâl de Belegost (1erA) ou Narvi l’ami de Celebrimbor d’Eregion, et quelques idées et considérations plus sociales sur le peuple nain.

Cet essai n’en est qu’à son début et au cours du temps qui va passer, les chapitres suivants vont s’y attacher si bien sur vous en souhaitez d’avantage.