(Home XII, Of Glorfindel, Cirdan and other matters, Traduction)


(…) Beaucoup de Nains croient à la renaissance ou réapparition de leurs Pères, notamment dans la lignée de Durin. C’est une notion assez étrange que les hommes et les Elfes de grande sagesse croient et ce à partir des dires largement dérivés des Nains eux même. En fait les Nains croient que les esprits de leurs ancêtres primordiaux (leurs 7 Pères) renaîtraient dans les différents ages de leur existence. Ceci est encore plus vrai dans la grande lignée de Durin, un nom qui fut repris au cours de l’histoire à intervalles par ses descendants en droite ligne. Celui-ci est apparu très tôt au premier age ( juste après l’éveil des hommes ) et au cour du second age plusieurs « Durin » lui succédèrent en tant que roi des Longbeards. Il y eu au troisième age un Durin VI qui fut tué par le Balrog de Moria (1) et la prophétie dit (2) qu’un jour apparaîtrait en droite ligne Durin VII et qu’il serait la dernière « réincarnation » du grand Durin et le dernier grand roi des Nains.
Il est dit aussi que ces Pères renaissants d’age en age retiennent la mémoire de ceux qui l’ont précédé aussi réellement et naturellement que la mémoire d’une seule personne au long de sa vie. Comment ce savoir se transmet les Elfes des terres du milieu eux-même l’ignorent, sauf peut-être leurs plus grands représentants venant de Valinor qui gardent un conte étrange racontant l’origine des Nains disant qu’Aulë, leur créateur originel, lui-même enseignât ce don aux Pères des Nains. Les Nains acquirent ce privilège qui les distinguèrent encore des Elfes et des humains, qui fit que l’esprit de chacun des Pères des Nains doivent à l’issue de sa vie (certes longue) « s’endorme » et que chacun des ses péchés ou blessures soit amendés et qu’à l’issue de longues années il se réveille en un descendant du même nom et de sa lignée directe pour reprendre à nouveau la tête de son peuple.(3) (…)

(1) T.A 1980, Fléau de Durin
(2) Quand Dain Ironfoot fut roi à la bataille des 5 armées (T.A. 2941)
(3) Une autre version dit qu’en fait le corps même de Durin se préserverait et non renaîtrait, et qu’à intervalles son esprit y retournerait.

 

(Silm. 2, Sur Aulë et Yavanna, extrait)


(…) Comme les Nains devaient naître à l’époque où Melkor faisait peser son joug, Aulë leur avait donné une grande endurance. Ils sont prompts à l’amitié comme à l’hostilité, et ils résistent mieux à la peine, à la faim et à la souffrance que tous les êtres parlants. Et ils vivent longtemps, plus longtemps que les Humains, sans atteindre la vie éternelle. On croyait autrefois, chez les Elfes, que les Nains retournaient après leur mort à la terre et aux roches dont ils sont venus, mais eux-mêmes ne le croient pas. Ils disent qu’Aulë, le Constructeur, qu’ils appellent Mahal, prend soin d’eux et les rassemble chez Mandos dans des cavernes séparées des autres et que jadis il avait annoncé à leurs Pères qu’à la fin des Temps Ilùvatar les bénirait et leur ferait place parmi ses enfants. Alors ils auraient à servir Aulë pour l’aider à reconstruire Arda après la Dernière Bataille. Ils disent aussi que les Sept Pères des nains reviendront vivre parmi leurs semblables et retrouveront leurs anciens noms. De ceux-là Durin fut le plus célèbre dans les temps qui suivirent, celui qui engendra les Nains les plus disposés entre les Elfes, ceux des Khazad-dûm. (…)

 


Chanson de Durin

Le monde était jeune et les montagnes vertes.
Aucune tache encore sur la Lune ne se voyait,
Aucun mot n' était apposé sur les rivières ou les pierres,
Quand Durin s' éveilla et marcha solitaire.
Il nomma les collines et les combres sans nom,
Il but l' eau des puits jusqu' alors non goûtée;
Il se baissa et regarda dans le Lac du Miroir
Et vit apparaître une couronne d' étoiles,
Comme des joyaux sur un fil d' argent,
Au-dessus de l' ombre de sa tête.

Le monde était beau, les montagnes altières
Aux Jours Anciens d' avant la chute
De puissants rois en Nargothrond
Et en Gondolin, qui maintenant
Au-delà des Mers Occidentales ont disparu;
Le monde était beau en l' Ere de Durin.

Roi il était sur un trône ciselé
Dans des salles de pierre aux milles piliers,
Aux voûtes d' or et au sol d' argent,
Avec, sur la porte, les runes de la puissance.
La lumière du soleil, des étoiles et de la lune
En d' étincelantes lampes dans le cristal taillées,
Jamais obscurcie par les nuages ou les ombres de la nuit,
Brillait toujours là, belle et éclatante.

Là, le marteau sur l' enclume frappait,
Là, le ciseau clivait, et le graveur écrivait;
Là, était forgée la lame et fixée la garde;
L' excavateur creusait, la maçon bâtissait.
Là, étaient accumulés le béryl, la perle et la pâle opale,
Et le métal forgé comme les écailles du poisson,
Le bouclier et le corselet, la hache et l' épée,
Et les lances brillantes.

Inlassables étaient alors les gens de Durin;
Sous les montagnes la musique s' éveillait;
Les harpistes jouaient de la harpe; les ménestrels chantaient,
Et aux portes les trompettes sonnaient.

Le monde est gris, les montagnes sont vieilles;
Le feu de la forge est d' un froid de cendre;
Nulle harpe n' est pincée, nul marteau ne frappe :
Les ténèbres règnent dans les salles de Durin;
L' ombre s' étend sur son tombeau
En la Moria, à Khazad-Dûm.
Mais encore les étoiles noyées apparaissent
Dans le sombre Lac du Miroir privé de vent;
Là gît sa couronne dans l' eau profonde,
Jusqu' à ce que Durin du sommeil se réveille

 

 

 

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V