< Stéphane Grignon >

Cette réponse à Mme Farrer décrit le 'code' utilisé par Tolkien pour les 'runes naines' que l'on trouve dans 'Le Hobbit', à savoir les Anglo-saxonnes (dérivées du FUThARK).

"112 To Katherine Farrer
[A postcard, apparently written on 30 November 1947, using the system of runes employed in The Hobbit ; a transcription will be found on p. 441. Mrs Farrer, a writer of detective stories, was married to the theologian Austin Farrer, then Chaplain of Trinity College, Oxford. She had apparently asked Tolkien to sign her copy of The Hobbit.]" Extrait des Letters.

La Lettre n°112

 

La Transcription en Anglais

*Remarques sur plusieurs points dans cette lettre :

Ligne 1, lire 'Three'(=3) et pas 'Thre'.
Ligne 2, 'november' en phonétique 'nov-mber'.
Ligne 4, rune pour 'EA' intéressante, le doublon dans fa(rr)er est transcrit littéralement.
Ligne 5, le doublon dans ho(bb)it est transcrit par un point bas sur le 'B', en fin de ligne probable erreur sur la rune D de 'honoured'.
Ligne 6, le son 'qu' (de quarter par exemple) anglais est transcrit en deux runes accollées et phonétiquement de même valeur CW, dans G(oo)d et dans b(ook) ), remarquez bien la rune employée ...
Ligne 7, Double ponctuation de fin de phrase et probable erreur sur la rune 'th'' de 'the next' , rune pour 'x' rare, doublon point bas sur le L de wi(ll), et oubli du 'n' de contain.
Ligne 9, de nouveau CW pour 'qu' dans enquiries.
Ligne 10, ici le son 'wh' de while est écrit littéralement, (>différence avec la carte de Thror ou le nom 'when' est transcrit en runes en 'hwen' comme il est parfois d'usage dans l'utilisation des anglo-saxonnes). En fin de ligne, le son 'sh' de 'finished' est écrit avec la simple rune du 's' auquelle on a ajouté un point haut.
Ligne 12, ici le son 'sh' de dwarvi(sh) est traduit par un simple 's' sans point.
Ligne 13, 'sh' de Engli(sh) comme dwarvish ci-dessus.
Ligne 14, doublons sur a(pp)ears et ho(bb)it par le point bas. Rune pour '-ng'.
Ligne 15, I phonétique pour J dans en(j)oyed. U pour V dans e(v)ening (usage de J.R.R. Tolkien ).
Ligne 16, double usage des rune C et H dans mu(ch) et mat(ch) qui diffère de l'utilisation dans la rune S de 'sh'.
Ligne 17 et signature, usage par J.R.R. Tolkien d'effets 'enjolivants' dans l'utilisation de sa formule de politesse et de sa signature.
Remarque finale : le J de John R.R. Tolkien est probablement une 'plaisanterie' de l'auteur, qui, à la ligne 15, utilise un I pour 'enjoyed'.

< Stéphane Grignon >



 





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