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Auteur Fil de discussion: Les nains de la Gorge aux loups et Les Erdwibles  (Lu 424 fois)
Tilkalin
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« le: 25 Janvier 2005, 17:10:28 »

Voici un conte portant sur les nains, suivi d'une légende presque identique à celles des nains de la Gorge aux Loups :

Citation
Les nains de la Gorge aux Loups (Ferrette)   
        
La Gorge aux Loups est à une demi lieue au sud de Ferrette. Elle s'enfonce profondément dans la montagne, entre les rochers de l'Heidenflüe.
Il y a bien des siècles, un petit peuple de nains habitait là ; ils avaient élu domicile dans d'innombrables petites chambres taillées à même le roc. Ils vivaient par groupe de deux, homme et femme, dans une entente parfaire et leurs yeux brillaient comme des étoiles.
Dans les villages du pays, presque chaque famille avait son petit couple de nains qui prenait part à ses peines et à ses joies. Les nains protégeaient les hommes et les hommes se montraient pleins de gratitude pour leurs petits bienfaiteurs. Les nains portaient de très longs vêtements qui tombaient jusqu'à terre et cachaient toujours leurs pieds.
Quelques jeunes filles ne résistèrent pas à la tentation de savoir comment ces pieds étaient faits. Un jour, elles montèrent, avant le lever du soleil, vers la Gorge aux Loups ; il y avait à l'entrée, une large plate-forme rocheuse ; elles répandirent là du sable fin.
"Quand les nains, pensaient-elles, iront faire leur promenade matinale, il faudra bien que leurs pieds laissent des traces sur le sable ; nous finirons bien par savoir."
Et elles se cachèrent dans les taillis pour observer.
Aussitôt que le soleil envoya ses premiers rayons chauds sur les rochers à l'entrée de la grotte, les petits bonshommes et les petites bonnes femmes du monde souterrain, deux par deux, sortirent en se trémoussant et passèrent, selon leur coutume, sur la plate-forme rocheuse pour aller au bois.
Alors les jeunes filles découvrirent qu'ils avaient laissé sur le sable des traces de pieds de chèvres. Cela les fit rire si fort que les nains les entendirent ; en se retournant ils comprirent la trahison et rentrèrent tout attristés au fond de la gorge.
Depuis ce jour-là, ils ne se sont plus jamais montrés.


Citation
Les Erdwibles (Sundgau)   
        
Une Erdwible, cachée derrière une croix de calvaire, guette des enfants qui passent : une fillette de onze ans, la plus sage de l'endroit, s'agenouille et prie. L'Erdwible se montre : "Petite fille, vas-tu au catéchisme ?"
- Oui Madame.
- Sais-tu bien tes leçons ?
- Oui Madame.
- Eh bien ! Viens avec moi, je vais te récompenser.
L'enfant suit sa conductrice : on passe dans les bois, sur les rochers, par des sentiers inconnus qui semblent impénétrables et dont les ronces s'écartent d'elles-mêmes. On arrive dans une sapinière très sombre où quantité de champignons sortent de terre.
La petite femme se blottit sous l'un d'eux, tire de sa poche l'amadou et les pierres, bat le briquet (si vite et si menu que cela ressemble au cricri du grillon), allume sa petite lanterne de cristal ... et souffle sur un trou de taupe qui s'agrandit, laissant voir à la fillette un escalier de marbre en colimaçon.
"Prends la rampe, petite, et descends doucement, tu pourrais glisser ... Mon marbre est très brillant, je le frotte tous les jours."
La fillette descend, arrive dans une grotte tapissée de miettes de diamant, joint les mains et soupire d'admiration.
"N'est-ce pas que c'est beau chez moi ? Maintenant, que veux-tu boire et manger ? Du gâteau de miel et du sirop de framboise ou du vin et du fricot ?
- Plutôt du gâteau, Madame, et du sirop de framboise.
- Tu as raison, bois et mange, petite, et que cela te fasse plaisir !"
Et elle lui présente le sirop rouge dans une timbale d'argent, et le gâteau sur une assiette de turquoise.
Quand la petite est rassasiée, elle lui fait cadeau d'un collier d'or, puis la regarde, anxieuse : "Petite, dis-moi, crois-tu que je serai damnée après le grand jugement, toi qui sais si bien ton catéchisme ?
- Tous ceux qui n'ont pas cru en la toute-puissance de Dieu et la Sainte Trinité seront damnés !"
La pauvre Erdwible se met à pleurer amèrement, jetant des cris qui retentissent sous la voûte.
Tout à coup l'enfant se trouve transportée au village, sans qu'elle sache comment cela s'est fait ; elle court tout raconter à sa mère et celle-ci lui dit qu'elle a eu tort de désoler la petite femme, qu'il faut aller la consoler, lui apprendre que sa longue expiation la préserve de la damnation éternelle.
Ainsi fait l'enfant : elle court un jour et une nuit, retrouve enfin la demeure de la petite femme. Celle-ci pleure et hurle toujours, sa robe est toute trempée de larmes.
"Madame, ma bonne petite dame, je m'étais trompée : notre Sauveur est aussi le vôtre : après le jugement dernier, votre expiation cessera !"
Et la petite femme, soudain joyeuse, se met à rire et à danser en chantant si doucement, que jamais on n'entendit musique aussi suave.
Autrefois, du temps où tout était mieux et les hommes meilleurs, les Erdwibles du Sundgau étaient très serviables : un orage se préparait-il la nuit, elles finissaient de faucher le blé, le liaient en gerbes ; volontiers, en soufflant dessus, elles séchaient en une minute le linge des pauvres lavandières ; parfois, en temps de sécheresse, elles arrosaient les jardins ; quand les paysannes étaient aux champs et que leurs petits enfants pleuraient, vite elles couraient les bercer et leur chantaient de si douces chansons qu'ils se rendormaient, le sourire aux lèvres ..., alors elles les contemplaient, ravies jusqu'à l'heure du retour de la mère, et, avant de se sauver, elles poussaient quelquefois la complaisance jusqu'à allumer le feu du souper.
Voilà comment on raconte la disparition des Elfes de la Heideflüh de Ferrette :
Oui, ils étaient bons, serviables, les tout petits : toujours marchant par couples, en se donnant la main, comme prêts à danser la pavane, richement vêtus, et si beaux de visage qu'on avait les yeux éblouis en les regardant. Pourtant, jamais on n'avait vu leurs pieds, les femmes portant robes si longues, les hommes brodequins si épais, qu'on n'en pouvait deviner la forme, et d'aucuns parlaient de pieds fourchus comme ceux de Satan ... De malignes filles de Ferrette voulurent savoir à quoi s'en tenir : aux alentours de la vielle Gorge-aux-Bruyères où chaque matin les petits elfes venaient, non chaussés, boire la rosée dans les corolles tremblantes, elles semèrent du sable fin, puis allèrent se cacher derrière les buissons.
La mystérieuse procession arriva bientôt, et peu après, des rires grossiers s'élevèrent ... Les pauvres gnomes avaient laissé sur le sable l'empreinte de leurs pattes d'oies et de leurs pieds de chèvres.
Les Erdwibles jetèrent un regard plein de tristesse du côté des curieuses filles d'Eve, puis s'enfuirent pour toujours.

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« Répondre #1 le: 25 Janvier 2005, 22:49:37 »

rapide réaction, pas trop poussée, surtout qu'il est 22h45 et que je devrais êttre couché:

le côté serviable  de ces nains/elfes vivant auprès de familles humaines me rappelle les Druedain / drûgs du 4e tome des "Contes et légendes inachevés". Ceux-ci, petits mais costauds et serviables, vivaient en harmonie avec le peuple d'Haleth et souvent une famille de Druedain était en bon rapport avec une famille d'humains, ayant un lien relationnel fort.

Et au final, ils disparurent du fait de leur faible natalité et de l'acharnement des orcs à leur encontre.

Durin, qui s'est pas beaucoup foulé sur ce coup, mais comme cela m'évoquait Tolkien,...
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« Répondre #2 le: 26 Janvier 2005, 14:29:00 »

Ces contes et ces légendes mettant en scène des nains puisent en fait dans le fond commun des "survivances" de la "petite mythologie" dans laquelle les nains/elfes peuvent se montrer serviables vis-à-vis des humains...
A ce propos, lire le livre de C. Lecouteux, Nains et elfes au Moyen-Age.
Sinon, en ce qui concerne les Druedain (dans le 3ème tome des CLI  :wink:), je crois me souvenir qu'ils sont apparentés à la grande famille des Hommes (tout comme les Hobbits d'ailleurs). Mais, il est vrai, qu'ils possèdent des caractéristiques étrangement semblables à celles des nains dans les mythologies...
La comparaison est, en effet, remarquable; d'autant plus que les Druedain sont de talentueux graveurs sur pierre.

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« Répondre #3 le: 26 Janvier 2005, 21:51:23 »

Citation de: "Gumbadan"
Sinon, en ce qui concerne les Druedain (dans le 3ème tome des CLI  :wink:), je crois me souvenir qu'ils sont apparentés à la grande famille des Hommes (tout comme les Hobbits d'ailleurs).


1/ ah tiens oui, c'est le 3e tome (correspondant au 3e âge), mais le passage sur les Druedains est situé dans la 4e partie des CLI.
C'est du moins ce qu'indique mon édition Silmarillion + CLI en un seul livre, chez Bourgois, couverture souple.   :citation:

2/En effet, ils sont apparentés aux Hommes.
Citation
Les Eldar les appelaient Druedain, les comptant au rang d'Atani [...]


--> Quelle mémoire, Gumbadan  Souriant  :plus:  :plus:
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