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Chroniques de Chant-de-Fer  |  J.R.R. Tolkien  |  Les Adaptations  |  Fil de discussion: Moria « sujet précédent | | sujet suivant »
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Auteur Fil de discussion: Moria  (Lu 4206 fois)
Forn
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« Répondre #15 le: 04 Mars 2005, 17:20:22 »

Moi je trouve tous les décors de la Moria très bien faits mais par contre je trouve dommage que l'on voit dès le début les corps des nains. En effet, dans le livre on apprend que tous les Nains sont morts seulement en découvrant le livre dans la Salle des Archives. Ca a plusieures conséquences: dans le film on a l'impression d'une attaque subite, qui a surpris les Nains, alors que dans le livre on nous parle à aucun moment de squelette, c'est donc qu'il y a eu plusieures attaques et qu'entre ils ont eu le temps de faire des funérailles aux Nains (funérailles qui sont je le rappelle, assez longues). De plus, dans le livre le suspense dure un peu plus puisqu'on ce demande où sont les Nains de cette célèbre demeure, surtout avec les commentaires de Gimli du genre "Vous allez voir mon cousin Balin va nous accueillir royalement". Du coup quand on voit la tombe on est supris mais on y était finement préparés alors que dans le film la phrase "C'est bien ce que je craignais" en apercevant la tombe, tombe un peu à l'eau. Mais j'aime tout de même beaucoup ce passage!

Torn
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es Nains l'ont appelé Forn, les Hommes du Nord Orald, et il a eu beaucoup d'autres noms encore.
Cyrus
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« Répondre #16 le: 04 Mars 2005, 17:33:10 »

C'aurait pu être un sans faute sans les escaliers Indianajonesques et l'inévitable clownerie (et je laisse le L par politesse) de Gimli ("pas la baaaaarbe !").
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i]C'est parce que la vitesse de la lumière est plus rapide que celle du son, que bien des gens paraissent brillants avant de passer pour des c....[/i]
Eleglin
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« Répondre #17 le: 05 Mars 2005, 12:29:55 »

j'aime bien la remarque de Torn : y'avait plus de suspens dans le livre pitetre. Cependant, la scène des escaliers et du pont m'ont bien fait accélerer le rythme cardiaque.  :wink:
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ISENGAR
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« Répondre #18 le: 07 Mars 2005, 14:52:38 »

C'est  vrai que dans l'ensemble, la Moria est un des passages de la "trilogie" de Jackson qui rend le mieux l'ambiance du livre et qui - pris indépendament de l'oeuvre qu'il est censé adapter - est plutôt agréable et passionnant à suivre... ce qui est remarquable au milieu des innombrables déchets dont ces films sont malheureusement constitués.

Trois points particulièrement négatifs cependants sont à relever.

Tout d'abord la scène du combat contre le troll. Particulièrement longue et pénible à suivre, à cause des mouvements de caméras et des défauts de gestuelle et de dimension des personnages virtuels mis en scène (cf les gestes saccadés du troll ou sa taille démesurée par ici, fortement réduite par-là, la taille du Legolas virtuel sur le dos du troll...) cette scène a par ailleurs le défaut d'être un désagréable et médiocre doublon de la grande scène du Balrog, qui arrive peu de temps après. Elle aurait donc grandement gagné à être supprimée ou en tout cas très sérieusement raccourcie...
Mais on sait que la première démo proposée aux studios Miramax par Peter Jackson représentait justement le troll de la Moria. Le futur réalisateur de la "trilogie" ne pouvait donc pas supprimer ce personnage sans lequel il n'aurait jamais pu devenir le titulaire de la prestigieuse commande de ces studios hollywoodiens...

L'autre point négatif concerne la scène des "gobelins" qui investissent la grande salle aux colonnes, juste avant l'arrivée du Balrog.
Cette scène est une des plus incroyablement ratées de toute la trilogie : Des milliers de Gobelins, assimilés à des insectes grouillants, déboulent de partout - même des futs de colonnes qu'on suppose creux, ce qui défie toutes les lois de ce qu'on peut imaginer de de l'architecture naine - et encerclent nos 9 héros en ne leur laissant aucune chance de s'échapper.
Mais ils n'attaquent pas, laissant le spectateur dans un état d'étonnement et de malaise, tant le scénario est ici simpliste et terriblement superficiel...
Ils n'attaquent pas, et pire ! ils reculent et s'enfuient au premier grognement de sire Balrog, présentant un des défauts endémiques du scénario de la trilogie : l'incompétence crasse des forces du mal...

Troisième point négatif : le lancer de nain et la chute opportuniste des escaliers. Des escaliers bien fragiles, ma foi, puisqu'ils ne supportent pas la présence sur leur marche du poids de nos 9 héros.
Mais la cohérence et le respect de l'intelligence du spectateur ont des exigences que le cinéma grand spectacle ne saurait prendre en compte...
Et donc, que s'écroulent les escaliers, qu'on lance maître Gimli, et que les nains de Tolkien, en quelques malheureuses scènes mal senties, ne soient plus que de fumeuses caricatures tout juste bonnes à divertir les enfants, au même titre qu'Atchoum et Grincheux, deux des 7 célèbres compagnons de Blanche-Neige.

Heureusement, certaines des meilleures scènes de la trilogie se retrouvent aussi dans ce passage de la Moria. Et il serait malhonnête de ne pas le signaler.

Ainsi, la transposition de la tirade de Gandalf sur la Pitié, originellement située dans l'oeuvre de Tolkien lors de la discussion avec Frodon à Cul-de-Sac, se retrouve lors d'une pause pendant la traversée des mines.
Malheureusement, cette scène n'est disponible que dans la version longue du DVD de la Communauté...
C'est bien dommage que, au milieu de la frénésie de découpage anarchique qui a marqué le montage des trois versions cinéma des tiers-films de la "trilogie", le monteur-en-chef, pourtant détenteur d'un oscar pour le Retour du roi, n'est pas songé à conserver cette tirade fondamentale de l'oeuvre de Tolkien... Il est vrai que la pitié n'est pas un thème qui fait recette, en ce bas monde... En tout cas pas chez la clientèle visée par ces films...

Autre point particulièrement positif : le Balrog.
D'autres se sont expliqués mieux que moi et ont trouvé de bien meilleurs mots... Mais le Balrog de la "trilogie", tout en puissance et en colère, est une grande réussite. Que ce soit dans la Communauté ou au début des Deux Tours.

Bref, au milieu de l'immense décéption qu'a être cette "trilogie", la traversée de la Moria ne m'a, en fin de compte, n'a pas laissé les pires souvenirs :wink:

I.

[/i]
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Foradan
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« Répondre #19 le: 07 Mars 2005, 19:34:54 »

Citation de: "ISENGAR"
Ainsi, la transposition de la tirade de Gandalf sur la Pitié, originellement située dans l'oeuvre de Tolkien lors de la discussion avec Frodon à Cul-de-Sac, se retrouve lors d'une pause pendant la traversée des mines.
Malheureusement, cette scène n'est disponible que dans la version longue du DVD de la Communauté...
C'est bien dommage que, au milieu de la frénésie de découpage anarchique qui a marqué le montage des trois versions cinéma des tiers-films de la "trilogie", le monteur-en-chef, pourtant détenteur d'un oscar pour le Retour du roi, n'est pas songé à conserver cette tirade fondamentale de l'oeuvre de Tolkien... Il est vrai que la pitié n'est pas un thème qui fait recette, en ce bas monde... En tout cas pas chez la clientèle visée par ces films...



Il faudra sans doute que je relise pour éviter un malheureux quiproquo, mais il me semble que ladite scène de la pitié est tout bonnement escamotée du livre dans son édition française; ainsi, Jackson n'aura été ni le seul, ni le premier à tronquer ce thème. (s'il s'avère que la vf comprend bien ce passage,  c'est que j'ai un volume rare et incomplet du seigneur des anneaux).
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« Répondre #20 le: 07 Mars 2005, 20:44:22 »

Citation de: "Foradan"
(s'il s'avère que la vf comprend bien ce passage,  c'est que j'ai un volume rare et incomplet du seigneur des anneaux).

["But I am frightened; and I do not feel any pity for Gollum." "You have not seen him", Gandalf broke in. "No, and I don't want to," said Frodo. /Je regrette, dit Frodon. (non traduit) Je ne vous comprends pas./ Je regrette, dit Frodo. "Mais je suis effrayé; et je ne ressens aucune pitié pour Gollum." "Vous ne l'avez pas vu", interrompit Gandalf. "Non, et je ne le veux pas", dit Frodo. Je ne vous comprends pas.>>>on parle bien de ce passage-là??]

Euh non, pas ce passage-là mais plutôt celui-ci:
"-Car à présent, j'ai vraiment peur! Que dois-je faire? Quelle pitié que Bilbon n'ait pas poignardé cette ville créature quand il en avait l'occasion!
-Quelle pitié? C'est la Pitié qui a retenu sa main. La Pitié et la Miséricorde: ne pas frapper sans nécessité. ..." Extrait de la conversation entre Gandalf et Frodon à Cul-de-Sac 9 ans après la "disparition" de Bilbon à son anniversaire


et bien, il s'avère Sourire

Le passage en question se situe à la page 88 de l'édition pocket de la Communauté [j'avais cette édition à portée de main et le fainiant que je suis ne souhaite pas se lever et faire 2 pas pour trouver la bonne page dans mon Edition Bourgois :p ]

Il se situe à la fin d'une longue discussion entre Gandalf et Frodon, quand ce premier explique les origines de l'Anneau laissé par Bilbon à son neveu.

Bonne soirée. Sourire

Durin :citation:
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« Répondre #21 le: 07 Mars 2005, 21:20:10 »

Citation de: "ISENGAR"
Ainsi, la transposition de la tirade de Gandalf sur la Pitié, originellement située dans l'oeuvre de Tolkien lors de la discussion avec Frodon à Cul-de-Sac, se retrouve lors d'une pause pendant la traversée des mines.
Malheureusement, cette scène n'est disponible que dans la version longue du DVD de la Communauté...
Non, elle est bien présente dans la version cinema (la courte si on préfère).
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« Répondre #22 le: 08 Mars 2005, 13:54:43 »

Si la scène de la Moria comporte d'indéniables qualités et d'heureuses surprises au regard de maintes autres scènes de la trilogie jacksonienne, je suis quand même rester quelque peu sur ma faim...

La lecture de ce passage dans le Seigneur des Anneaux m'avait laissé une intense sensation d'étouffement et d'enfermement dûe à la complexité architecturale de la Moria dans laquelle la Communauté erre durant des jours entiers alors même que les couloirs dans lesquels elle s'engage sont parsemés de pièges (trous béants ou puits dans la pénombre, orques et trolls). Impression confirmée après relecture suite au visionnage de l'adaptation cinématographique.

Certes, je n'ai vu que la version "courte" du film, mais je m'attendais davantage à une scène sur le modèle de celle que réalisa Jean-Jacques Annaud dans Le Nom de la Rose, lorsqu'Adso se perd dans l'enchevêtrement d'escaliers qui barre l'accès au coeur de la bibliothèque (scène quasi onirique, surtout dans le livre d'Umberto Eco, et qui n'est pas sans évoquer certains aspects de l'oeuvre picturale de M. C. Escher).

Bref, je m'attendais à ce que Jackson exploite davantage l'aspect labyrinthique de la Moria avec, tel le Minotaure enfermé dans le palais de Dédale, le Balrog comme mors ultima ratio. La scène de Jackson aurait gagné ainsi en crédibilité, à mes yeux, car le labyrinthe n'est-il pas un lieu hautement initiatique ? Initiation qui transparaît dans Le Seigneur des Anneaux à travers l'expérience de la "mort" de Gandalf le Gris dans la Moria et la sortie des survivants de la cite naine vers la Vallée des Rigoles Sombres. Les membres de la Communauté ressortent ainsi transfigurés de cette tragique traversée qui prend l'allure d'un parcours initiatique, notamment pour Gandalf le Blanc.

Après cette épisode, la Lorien apparaît alors comme le temps de l'introspection, mais aussi comme celui de nouvelles épreuves...

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« Répondre #23 le: 08 Mars 2005, 18:04:54 »

Personnellement, surtout après les VL qui permettent, en définitive, l'analyse :
La Moria est, à mon goût, bien rendue au détail près effectivement de la trop grande linéarité du trajet. Labyrinthique comme la ville abandonnée qu'elle est, elle m'a paru un voyage dans les profondeurs sans épaisseur. Dommage qu'aucun ne donne une idée de la durée du cheminement et des erreurs de parcours. Mais je ne saurais être trop dur car la "mort" de Gandalf est presque aussi réussie que celle de Boromir et le combat contre le Balrog est un morceau de bravoure...

Pour la Lorien, désolé mais cela "pue" le psychédélique mal digéré... J'ai trouvé le passage proche de l'atroce. Quant à Galadriel/Cate Blanchet, non, vraiment, non...
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« Répondre #24 le: 08 Mars 2005, 18:07:56 »

Citation de: "Thorïn II Ecu-de-Chêne"
Pour la Lorien, désolé mais cela "pue" le psychédélique mal digéré... J'ai trouvé le passage proche de l'atroce. Quant à Galadriel/Cate Blanchet, non, vraiment, non...
Tout à fait d'accord avec toi Thorïn Sourire, mais je parlais du livre :lol:...

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« Répondre #25 le: 10 Mars 2005, 21:13:11 »

Citation de: "Gumbadan"
Bref, je m'attendais à ce que Jackson exploite davantage l'aspect labyrinthique de la Moria avec, tel le Minotaure enfermé dans le palais de Dédale, le Balrog comme mors ultima ratio. La scène de Jackson aurait gagné ainsi en crédibilité, à mes yeux, car le labyrinthe n'est-il pas un lieu hautement initiatique ? Initiation qui transparaît dans Le Seigneur des Anneaux à travers l'expérience de la "mort" de Gandalf le Gris dans la Moria et la sortie des survivants de la cite naine vers la Vallée des Rigoles Sombres. Les membres de la Communauté ressortent ainsi transfigurés de cette tragique traversée qui prend l'allure d'un parcours initiatique, notamment pour Gandalf le Blanc.


Néanmoins, le côté initiatique du Labyrinthe du Minotaure tient en grande partie au fait qu'il est inconnu dans ses dimensions et passages, entrées et sorties.
Or, il se trouve que la Communauté dispose en Gandalf d'un guide connaissant déjà les lieux, rajouté à un Nain ce qui donne 2 personnes, au moins, ayant une idée plus que conséquente de la taille de Khazad-dûm et de ses principaux axes.
Soit, au début, Gandalf est perdu car entré par une porte jamais empruntée mais à partir d'un moment, il se repère parfaitement et sait pertinnement où se diriger.

Au final, la Communauté ne part pas sans atout, est soudée et a un but précis (sortir). D'où une différence majeure avec la comparaison du Minotaure.

Qu'en penses-tu, cher collègue correcteur? Sourire
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« Répondre #26 le: 11 Mars 2005, 16:23:36 »

Dans le livre, c'est un passage divin, le chapitre passe come de l'eau claire d'un torrent printanier, le lecteur (au moins moi) perd la notion du temps tout comme les personnages hôtes et prisonnier de ce hâve à l'abri des jours...
Cette fluidité tranche en effet par rapport à la Moria qui est un passage qui semble long mais, quand on compare le nombre de pages du chapitre et celles qui se déroulent en effet dans la Moria, alors la brièveté de l'ensemble frappe : Ce qui a paru long, angoissant et riche en rebondissements densifiant les pages, de même que des éléments difficiles à comprendre (pourquoi le grand Orque cherche t'il à "harponner" Frodon et pas un autre ? Qui est derrière cette porte qui tient tête à Gandalf ? La peur latente de se perdre se tranformera t'elle en quelque déboire catastrophique ?)
Alors que dans la Moria la Communauté doit être soudée pour résister, en Lorien les ombres apparaissent, directement ou indirectement : Boromir craque et Gollum raccroche définitivement avec la Communauté et l'Anneau...
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« Répondre #27 le: 12 Mars 2005, 10:26:40 »

Citation de: "Durin"
la Communauté dispose en Gandalf d'un guide connaissant déjà les lieux, rajouté à un Nain ce qui donne 2 personnes, au moins, ayant une idée plus que conséquente de la taille de Khazad-dûm et de ses principaux axes.
Pour te répondre, je citerais déjà dans un premier temps les propres écrits du professeur :
Citation
Gimli n'était pas d'un grand secours àGandalf [...]. Les Mines de la Moria étaient d'une étendue et d'une complexité qui dépassaient l'imagination de Gimli [...]. Pour Gandalf, les souvenirs très lointains d'un voyage précédent ne servaient plus à grand chose ; mais [...] il savait où il allait, et il ne flanchait pas tant qu'il y avait un sentier menant vers son but.
- N'ayez aucune crainte ! dit Aragorn. [...] Je l'ai accompagné dans maints voyages, encore qu'aucun d'aussi ténébreux ; et il court à Fondcombe des récits de hauts faits de sa part, plus grands que tout ce que j'ai vu. Il ne s'égarera - s'il existe un chemin à trouver. [...] Il trouvera plus sûrement le chemin de la maison par une nuit sans lune que ne le feraient les chats de la Reine Beruthiel.
Il était heureux pour la Compagnie d'avoir un tel guide.

J.R.R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, I., "La communauté de l'anneau", Paris, Christian Bourgois éditeur, 1972, Livre II, Chapitre IV., "Un voyage dans l'obscurité", p. 413.
A travers cet extrait, Gimli apparaît donc comme étant d'aucun secours pour la Communauté et, d'autre part, Gandalf ne semble avoir que des souvenirs très vagues de son dernier voyage dans la Moria.

S'il s'avère être néanmoins un guide efficace, ce n'est pas tant parce qu'il connaît le chemin exact dans Cavenain que parce qu'il symbolise la figure même du Guide, de l'Initié eucharistique, à qui a été fixé un but divin, duquel il ne se détournera pas quelles que soient les difficultés rencontrées en chemin.

Pour preuve, les récits des Elfes à son sujet qui le présentent comme quelqu'un retrouvant toujours sa route où qu'il soit. Ce qui laisse même admiratif Aragorn, l'un des plus grands Rôdeurs qui soit... Cette dimension quasi christique de Gandalf transparaît ainsi de manière flagrante dans ce passage du SdA car s'il ne connaît pas le chemin dans la Moria, il sait où se situe la sortie (le retour à la Lumière), tout comme lorsque l'on rentre dans un labyrinthe : on sait où se trouve la sortie, mais on ne sait pas comment faire pour l'atteindre.

De fait, le périple dans la Moria symbolise la quête qui a été donnée à Gandalf par les Valar, la sortie de la Cité symbolisant alors l'objectif même à atteindre. Ce n'est donc sans doute pas par hasard si Gandalf doit en passer par la mort pour sortir de la Moria... Cette dimension de ce passage du SdA permet ainsi de voir la Moria comme un labyrinthe initiatique duquel la Communauté, surtout Gandalf, ressort transfigurée.

De fait, le voyage dans le labyrinthe symbolise la mort et la résurrection spirituelles. La transformation du voyageur qui s'opère dans le labyrinthe et qui s'affirme au grand jour à la fin du voyage, au terme de ce passage des ténèbres à la lumière, marque la victoire du spirituel sur le matériel et, en même temps, de l'éternel sur le périssable, de l'intelligence sur l'instinct, du savoir sur la violence aveugle.

La Moria a donc une fonction religieuse et initatique certaine qui transparait à travers le passage de Gandalf par la mort, symbole de l'issue du labyrinthe.

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« Répondre #28 le: 12 Mars 2005, 13:56:27 »

Devant une telle connaissance et une telle capacité d'analyse, je ne puis que m'incliner devant toi, Ô Maître du Savoir.  :citation:

Durin, bien heureux de travailler à tes côtés sur les corrections des Oeuvres de CCF.  Souriant
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« Répondre #29 le: 14 Mars 2005, 11:22:59 »

Je crois aussi qu'Aragorn s'y est aventuré.
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