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Chroniques de Chant-de-Fer  |  Les Nains dans les autres mondes  |  Mythologie Naine  |  Fil de discussion: [Livre] Essai sur les nains français du Moyen-Âge « sujet précédent | | sujet suivant »
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Auteur Fil de discussion: [Livre] Essai sur les nains français du Moyen-Âge  (Lu 1883 fois)
Tilkalin
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« le: 14 Février 2006, 17:13:38 »

Tiré d'une thèse soutenue à Paris IV-Sorbonne, le livre d'Anne Martineau (cité dans la bilbiographie du site), Le Nain et le chevalier. Essai sur les nains français du Moyen Âge, Paris, Presses de l’Université de Paris-Sorbonne, 2003, 286 pages (ISBN : 2-84050-274-7), a fait l'objet d'un compte-rendu de lecture sur le site des Cahiers de Recherches Médiévales, qu'il m'a semblé intéressant de vous livrer :

"Cet ouvrage est le résultat d’une enquête portant sur 50 œuvres arthuriennes, échelonnées sur une période allant du XIIe au XVe siècle, depuis Béroul et Chrétien de Troyes jusqu’au roman d’Ysaÿe le Triste. Il vise à identifier l’ensemble des nains arthuriens, à les classer et à étudier un certain nombre de leurs fonctions. L’enquête est rendue plus difficile par le fait que la majorité des nains sont anonymes (27 sont nommés sur 160 relevés). Le livre est donc structuré en deux grandes parties : la première concerne l’analyse littéraire (pp. 14-151, notes de fin comprises) et la seconde (pp. 153-253) propose un catalogue raisonné des nains. L’ouvrage se termine avec plusieurs index des nains selon qu’ils sont nommés (avec le lieu ou l’épisode qui leur est attaché) ou anonymes. Ce catalogue est organisé de façon chronologique et par œuvre. Les nains y apparaissent dans un ordre numéroté, avec leurs occurrences dans le texte et le résumé des épisodes où ils interviennent. Quelques commentaires de sources ou d’intertextualité peuvent être ajoutés.

Voici un exemple, qui permet de bien montrer comment ce catalogue est constitué :

« Roman de Tristan de Béroul. Nain n°2 : Ségoçon, légendaire nain de l’empereur Constantin. Personnage extérieur au récit (vv. 277-280). Dans un moment de fureur contre Frocin, Marc fait allusion à la légende selon laquelle Constantin aurait surpris ce nain dans les bras de l’impératrice, dont il était l’amant. Il l’aurait fait châtrer. Contrairement à ce qu’on lit trop souvent dans les éditions du Tristan de Béroul, où une note renvoie pour ce passage au Roman de Brut de Wace (…), la plus ancienne attestation que nous ayons de cette légende est celle de Béroul (…) ».

A. M. note deux types d’évolution de la figure du nain dans le cours du Moyen Âge ; s’il n’y a pas de littérature arthurienne sans son nain, la courbe tend, d’un point de vue ‘démographique’ à être croissante, avec cependant des irrégularités : décroissance vers la seconde moitié du XIIIe siècle, puis forte remontée. Du point de vue littéraire, on constate une évolution de l’inquiétant vers l’amusant : en devenant plus drôle, le nain acquiert en outre une autonomie croissante. On enregistre également, au cours du Moyen Âge tardif, une tendance à mettre le caractère surnaturel des nains de plus en plus en lumière, avec une intégration élevée d’éléments du folklore (on se référera à ce sujet à Cl. Lecouteux, Les Nains et les elfes au Moyen Âge, Paris, Imago, 1988). La première partie analytique du travail d’A. M. consiste à faire une présentation des nains, en situation littéraire : situation familiale et sociale, portrait physique, portrait moral. Il s’agit ici encore surtout d’un catalogue qui permet d’obtenir, de façon très détaillée, le portrait-type du nain ; le lecteur saura ainsi comment est le nain, comment il s’habille, quelle est sa façon de se nourrir, quels sont les éléments de son caractère, comment il marche, il court, il crie, il fouette, quels rapports il entretient avec les autres, surtout avec les chevaliers et avec ses maîtres, etc.

La seconde partie se penche sur l’origine de ces nains arthuriens. Le premier chapitre est le fruit d’une méthode identique à celle employée dans la première partie, en regardant comment est fait un « petit chevalier », puis en se centrant, à titre d’exemple, sur un cas particulier, la comparaison de Guivret le Petit et du nain d’Yder d’Erec et Enide. La conclusion est qu’Yder et son nain serviteur ne font qu’un ; il s’agit d’un dédoublement. D’un côté, un nain dépouillé de tout, sauf de son agressivité, de l’autre, en complément, un chevalier qui possède lignage et force, mais qui met d’abord son nain en avant, vecteur de violence et de paroles outrancières. On aboutit alors à un véritable motif, du nain-serviteur et de son maître. Le second chapitre traite de la « grande tribu » des lutins ; le mot « lutin » est d’abord défini, par son étymologie, suivi d’un regard sur la tradition populaire. Puis, toujours selon la même méthode, très descriptive donc, A. M. dessine le portrait du lutin : le lutin, serviteur domestique ou génie sauvage, est volontiers ombrageux, il se déplace à grande vitesse, il est plutôt mal habillé, etc.

La troisième partie propose une « archéologie du nain français ». A. M. reprend à son compte les hypothèses de Cl. Lecouteux sur les rapports unissant les nains et les lutins au royaume de morts, ce que paraît confirmer l’examen des textes latins. Mais les romans arthuriens ne permettent pas a priori de confirmer cela : il n’y a pas par exemple de nain vivant explicitement sous terre. Cependant, certains indices existent pouvant être interprétés dans ce sens : rencontres nocturnes par exemple. A. M. reprend ensuite l’analyse du Chevalier de la charrette qui, selon elle, confirme ces vues, dans la mesure ou le royaume de Gorre, depuis longtemps identifié à l’Autre-Monde, tient aussi son nom de Gorr ou Korr, qui désigne le nain dans les langues celtiques (on aurait aimé connaître les références). De même, la charrette des morts est nommée Karr an Ankou en Bretagne. La fin de cette partie est consacrée à la mesnie Hellequin, mais ne me semble guère apporter de neuf sur ce sujet et sur la relation entre « Hellequin » et « Arlequin ». L’ouvrage d’A. M. sera utile au médiéviste, surtout la deuxième partie. Mais on peut cependant lui faire un certain nombre de reproches.

D’abord, pas d’exposé méthodologique ni théorique. La démarche qui préside à l’ensemble de l’ouvrage est surtout celle du catalogue et l’on reste souvent sur sa faim en matière d’analyse, en retrouvant des éléments déjà connus à la suite des travaux de Cl. Lecouteux, de J.V. Harward et de F. Wohlgemuth, mais, disons-le, qu’A. M complète largement, les travaux des deux derniers auteurs étant largement insuffisants, par manque de documentation ou par excès de ‘celtisme’. A. M. annonce par exemple une archéologie des nains, mais on aurait aimé plus d’introduction  méthodologique, et en particulier une prise de position par rapport à une analyse de type foucaldien. Rien n’indique vraiment la justification du corpus et l’appellation de « nain arthurien » : pourquoi les nains ‘épiques’ (plus exactement ‘épico-romanesques’) Berfuné, Sarragot, (Aubéron seulement cité), etc. ne sont-ils pas convoqués ? Sont-ils si différents de ceux ici inventoriés ? Si oui, il fallait peut-être dire un mot de justification. La méthode employée pour établir le catalogue n’est pas suffisamment explicitée ; pourquoi, par exemple, ne pas avoir choisi de travailler en termes de motifs ? Ces remarques n’entachent cependant pas la qualité générale de l’ouvrage, qui corrige nombres lacunes des travaux précédents de Wohlgemuth et de Harward. Je retiendrai donc un très bon outil de travail fourni par l’auteur, qui encourage en outre à la poursuite et à l’approfondissement de ce champ de recherche.

B. Ribémont"

Cordialement,
Tilkalin.
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« Répondre #1 le: 14 Février 2006, 17:20:35 »

Sur le même site, on peut lire aussi le compte-rendu de M. Lejbowicz :

"Anne Martineau, Le nain et le chevalier. Essai sur les nains français du Moyen Âge, 286 p., 14,5 x 21cm, 9 dessins inspirés d’illustrations de manuscrits, 1 photographie, Catalogue des nains arthuriens, 4 index des nains arthuriens : 1 / des nains possédant un nom, 2 / des nains (anonyme ou non) classés i) par le lieu auxquels ils se rattachent ; ii) par les éléments qui les évoquent ; 3 / des nains (anonyme ou non) classés par le nom de leurs maîtres (ou par celui d’un autre personnage) ; 4 / des ‘petits chevaliers’ ; 2 index : 1 / des nains ; 2 / des auteurs et des œuvres ; bibliographie analytique, Paris, Presses de l’université de Paris-Sorbonne (Croyances & traditions), 2003. ISBN 2-84050-274-7.

Avant le présent travail, deux livres seulement avaient été consacrés aux nains arthuriens français. En 1906, Fritz Wohlgemuth proposait de les classer en créatures de l’Autre Monde et en personnages réalistes – avec toutefois un résidu d’inclassables qui l’intriguait. En 1958, Vernon J. Harward faisait de tous les nains arthuriens français des êtres surnaturels spécifiquement celtiques – sauf les irréductibles qu’il rejetait dans l’Appendice de son ouvrage*. Anne Martineau n’a pas de peine à relever l’incomptabilité de ces deux études et les insuffisances de chacune.

Elle s’appuie sur l’essor des éditions de textes durant ces dernières décennies pour dresser, pp. 153-253, le Catalogue des nains arthuriens sur trois siècles de littérature, de 1170 avec le Roman de Tristan de Béroul jusqu’au tournant des XIVe et XVe siècles avec Ysaÿe le Triste – soit un corpus de plus de cinquante œuvres. Son Catalogue est en fait une recension en bonne et due forme : il est constitué par de larges extraits des passages où des nains apparaissent. Il lui permet d’en dénombrer plus de 160, pour 6 naines seulement. Forte de ce panorama qui, en l’état acutel de nos connaissance, paraît quasi exhaustif, elle s’applique à percer le secret des créatures ainsi collationnées, en menant son enquête dans deux directions. Elle se livre d’une part à une lecture attentive des pages où ils interviennent, qu’elle situe dans le déroulement d’une narration. D’autre part, elle s’attache à rappeler le résultat d’enquêtes ethnographiques - ce que, dans sa bibliographie analytique, elle appelle les Études ou témoignages sur les nains, les lutins et autres créatures de légende au XIXe et XXe siècles.

Le résultat est édifiant. Les nains prolongent les lutins ancestraux, qui eux-mêmes perpétuent, en les infléchissant pour les adapter à un environnement chrétien, les entités qui régnaient jadis sur le monde des morts. Dans le contexte arthurien, le nain forme couple avec un chevalier. Il en est le double indissociable. C’est dans cet écart entre une sociabilité intégrée et une socialisation récusée que se nouent et se jouent les rebondissements de l’intrigue. La réussite romanesque est totale : les nains que l’imaginaire littéraire met en scène dans les romans ont engendré la mode des nains de cour, amplement documentée par l’histoire.

La démonstration est brillante et vivement menée. On peut regretter qu’elle ne s’appuie pas davantage sur les neuf dessins inspirés d’illustrations de manuscrits, qui apparaissent au hasard des pages et qui, de fait, ne sont même pas tabulés. Un dixième, qui est donné à l’arrière plan de la couverture et de la page du titre, fait l’objet d’un commentaire à la page 141. L’intérêt du propos – un parallèle entre deux couples : Pharamond et son nain / Don Quichotte et Sancho Pança – amplifie le regret."

* Fritz Wohlgemuth, Riesen und Zwerge in der altfranzösischen erzählenden Dichtung, Stuttgard, 1960 (1ère éd., Tübingen, 1906) ; Vernon J. Harward, The Dwarfs of Arthurian Romance and Celtic Tradition, Leiden, Brill, 1958.

Cordialement,
Tilkalin.
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« Répondre #2 le: 21 Février 2006, 12:13:01 »

Là, je suis à Toulouse jusqu'à Dimanche 26 février.

J'ai vérifié, cette thèse - version 1998 - figure à la fac de Toulouse. Je pense pouvoir  l'emprunter - et la photocopier en entier, même si c'est illégal, hé hé hé  :twisted: -, mais il faudra m'inscrire comme lecteur moyennant environ 30 euros.

Dites-moi si cela vous intéresse !
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« Répondre #3 le: 21 Février 2006, 13:06:51 »

J'ai le catalogue complet des nains arthuriens de cette même  Anne Martineau (offert par le Pr Lecouteux Clin d'oeil ) Si cette partie figure dans cette thèse inutile de photocopier cette partie !

Moi je veux bien partager les Frais (donc pour l'instant on est 2 !)
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« Répondre #4 le: 24 Février 2006, 14:14:05 »

Bon, à Toulouse c'est le souk pour arriver à la fac en bus un jour de grêve du métro - et y venir en voiture pour se garer en milieu de journée, faut pas trop y compter. Alors, ce n'est pas grave, dès que je pourrais - à Toulouse ou Paris - je la photocopie ou je l'achète, selon son contenu. Je vous tiens au courant, encore désolé de vous promettre des choses et de ne pouvoir les tenir :oops:
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« Répondre #5 le: 25 Février 2006, 10:10:53 »

Christophe, t'inquiètes pas, le truc c'est que tu réussisses tes concours en ce moment, tu nous manques, mais ça c'est plus important Clin d'oeil (sauf si tu as possibilité d'avoir cette foutue thèse de L.Chudacet .....). Pour l'instant je me focalises sur Les Noms Nordiques Et la génèse des nains Tolkieniens et Nordiques ... ça me prends pas mal de temps et d'energie !!
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« Répondre #6 le: 25 Février 2006, 11:21:08 »

Si ça peut te "soulager" un tant soi peu, Anglin, n'oublie pas que je travaille aussi sur la genèse des Nains chez Tolkien, en les comparant bien évidemment aux Nains de la mythologie germano-nordique. Un article portant sur les Nains dans le Légendaire jusque dans les années 30 (i.e. jusqu'à la conférence de Tolkien sur Beowulf, l'écriture de la "Quenta Silmarillion" et la publication du Hobbit, les trois me paraissant fortement imbriqués concernant l'évolution du rôle et de la fonction des Nains dans le Légendaire...) est d'ailleurs en cours de rédaction.  Sourire

Cordialement,
Tilkalin.

P.-S. : à ce propos, après lecture de l'excellent article d'ISENGAR sur les prénoms des Hobbits, je travaille parallèlement à l'écriture d'un article portant sur les surnoms des Nains dans The Hobbit et The Lord of the Rings...
P.P.-S. : Rekk, sachant que tu dois être en pleine période des écrits du concours, je te souhaite bon courage et bonne fortune !  :wink:
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« Répondre #7 le: 25 Février 2006, 11:57:53 »

Citation de: "Tilkalin"
Si ça peut te "soulager" un tant soi peu, Anglin, n'oublie pas que je travaille aussi sur la genèse des Nains chez Tolkien, en les comparant bien évidemment aux Nains de la mythologie germano-nordique.

Je sais Eric Clin d'oeil, au passage peux-tu m'envoyer des photocop' de tes prises de notes dans les HoMEs (pas de tes reflexions juste des passages que tu as entièrement recopié  :roll: ).

Tu sais que mon travail est plus simplifié car plus étendu, cependant je travail activement sur un shème directeur et comparatif entre les deux a savoir :


TERRE/PIERRE
____________
ETRES SANS EXISTENCE PROPRE
____________
INTERVENTION DIVINE
____________
DURIN
____________
NAINS


en utilisant pour chaque 'étape' des citations interactives entre les Edda et le corpus Tolkien (Quasiment essentiellement les Contes Perdus, Le Silmarillion et qq passages des HoMEs)

un exemple
Citation
Aussi est-ce de bon droit qu'Odin est appelé Alfadr, car il est le père de tous les dieux et de tous les hommes, et de tout ce qui a été accompli par lui est par sa puissance.
DillmannEdda, Gylfaginning, Chp IX, p. 39

+ Alfadr ("omnipater"), père universel

Et
Citation
Il y eu Eru, le Premier, qu'en Arda on appelle Ilúvatar ; il créa d'abord les Ainur, les bénis qu'il engendra de sa pensée, et ceux-là furent avec lui avant que nulle chose ne fut créée.
Silmarillion, Ainulindalë, p.13 ed. pocket

Les Enfants d'Ilúvatar ne furent conçus que par lui (...) et aucun des Ainur ne pris part à leur création.
Silmarillion, Ainulindalë, p.17 ed. pocket

Ilúvatar "Père de tout", Eru
Silmarillion, Index des noms, p.439 ed. pocket
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« Répondre #8 le: 16 Septembre 2006, 11:50:41 »

Au fait, je me suis procuré ce livre et l'ai lu avec grand intérêt.  Sourire

Il est très intéressant à lire au regard de la figure de Gimli et, dans une moindre mesure, de celle de Thorin, en tant que personnages qui ne sont pas sans partager certains traits avec les "petits chevaliers" que décrit A. Martineau.

Si la littérature nordique est une source féconde dans l'étude des Nains de Tolkien, la littérature romanesque en est une autre tout aussi importante et peut-être encore mal explorée à ce jour...

C'est en tout cas ce qu'écrit en substance M. Burns dans son ouvrage Perilous Realms. Celtic and Norse in Tolkien's Middle-earth, la culture celtique étant souvent perçue comme le pendant "féminin" de la culture nordique et, à ce titre, jugée comme moins "noble".

T.
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« Répondre #9 le: 16 Septembre 2006, 11:59:11 »

Merci Eric, en tout cas !

A part ça comment penses-tu après les nombreux essai infructueux encore tenter d'avoir les texte de L.H. Chudacet la traduction d'Ursula Dronke de la Völuspá et l'essi de Siegfried Gutenbrunner présent à la Bibliothèque Ste Geneviève ... doit-on faire appel à nos 'mécènes' Vincent ou le Pr. Lecouteux Huh
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« Répondre #10 le: 16 Septembre 2006, 12:31:38 »

En tout cas, pour ma compagne ou moi-même, c'est compromis.  Triste

Le mieux serait peut-être effectivement de savoir si les universitaires avec lesquels nous sommes en contact peuvent intervenir pour nous obtenir des photocopies de ces thèses.  :wink:

Si Vincent passe par ici... :roll:
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« Répondre #11 le: 21 Mars 2008, 12:38:49 »

Voici un lien vers le site où se trouve l'article cité plus haut : http://crm.revues.org/document239.html
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« Répondre #12 le: 23 Août 2010, 19:52:47 »

Ce qui suit est relatif au nain du Moyen Age. J'ai trouvé un passage intéressant d'Erec et Enide sur les relations vassaliques entre royaumes nains. Je vous le livre :

Citation
[Lors d'un banquet à la Cour itinérante du Roi Arthur, que trouve-t-on... :]

Le seigneur des nains venait ensuite,
Belin, le roi d'Antipode
;
ce roi dont je vous parle était un nain,
et son frère se nommait Brien ;
de tous les nains, Belin était le plus petit,
alors que Brien, son frère, était plus grand,
d'un demi-pied ou d'une paume entière,
qu'aucun chevalier du royaume.
Pour montrer sa richesse et sa puissance,
Belin s'était fait accompagner
de deux rois qui étaient également des nains
et qui tenaient de lui leur terre,
Grigoras et Glécidalan
.

Sources : Chrétien de Troyes, Erec et Enide, (éd. critique d'après le manuscrit B.N. fr. 1376, tr., pr. et notes de Jean-Marie Fritz), "Lettres gothiques", Le Livre de Poche, Paris, 1992, p. 170-171.




« Dernière édition: 23 Août 2010, 19:54:21 par Rekk » Journalisée

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